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Historique du Club

  

 

Naissance d’un petit club qui deviendra grand

 

Club phare du handball professionnel français, le Tremblay en France Handball est ancré dans le territoire de la Seine-Saint-Denis depuis près de soixante ans. Et si son histoire avec le haut niveau ne démarre qu’au tournant des années 2000, ses premières années ont aussi été très riches. Tout commence dans les années 50 avec la création, au sein du Vert Galant Sportif d’une section dédiée à la pratique. Dans le club, on retrouve par ailleurs d’autres disciplines parmi lesquelles le football, le volley-ball ou encore le judo.

 

C’est le tout début de l’essor des activités sportives pour une grande majorité de la population. A cette époque, il n’est pas encore question de faire du handball une activité professionnelle. Progressivement la politique sportive de la ville s’unifie et le Tremblay Athlétique Club nait en juin 1976 suite à l’union de 16 associations de sport locales (avec un total de 1212 adhérents). Club omnisports, le « T.A.C » a pour objectif de porter haut, sous une même bannière, les couleurs de la ville avec un nom clair et efficace. Logiquement, les activités handball y trouvent leur place. Au fil des années, le T.A.C commence à se tailler une certaine réputation et, en 1991, est mise en place une réelle équipe première.

 

Une progression constante

 

Pendant 10 ans, celle-ci va gravir les échelons nationaux. De champions départementaux en 1993, les séquano-dyonisiens vont se retrouver à accéder à la Nationale 1 en 2001. Le chemin parcouru est colossal et l’enthousiasme pour les nouveaux héros locaux ne fait qu’enfler. Si bien que François Asensi, le député-maire, décide d’accompagner un peu plus encore l’équipe « avec une vraie volonté de prendre en compte le sport de haut niveau comme le handball, sa culture et son impact sur la ville et les alentours », comme le détaille Michel Bodart, l’actuel chef de projet sport de Paris Terres d’Envol et ex président du T.A.C de 1981 à 1997. « Car au fur et à mesure du temps, le handball s’est créé une vraie histoire sur le territoire. Et le club est structurant pour l’ensemble de la population. Il ouvre un horizon différent. »  Et démontre, s’il en était besoin, que la jeunesse locale a du talent.

 

Le début des années 2000 est alors un moment décisif pour le handball tremblaysien. En effet, en 2002 le handball quitte le giron du T.A.C pour voler de ses propres ailes via le Tremblay en France Handball. La même année, c’est en D2 que l’équipe évolue. Une vraie révolution qui connaît cependant un coup d’arrêt puisque en 2003, l’équipe redescend en Nationale 1 avant de réaliser une performance très rare en accédant ensuite en deux saisons à la D1. Le dernier match épique face à Pontault-Combault constituant l’un des plus hauts faits de l’histoire du club tant cette victoire libératrice était attendue et voulue par l’ensemble des hommes de David Peneau afin de rejoindre l’étage supérieur.

 

Dans la cour des grands

 

Une nouvelle ère commence alors, celle du handball professionnel et de la LNH. Arrivent aux clubs quelques pointures du jeu à 7 avec notamment Rastko Stefanovic et Sébastien Ostertag la première saison ou encore Sémir Zuzo, Benoît Peyrabout et autres Sébastien Mongin, les suivantes, qui feront progressivement grandir le TFHB aux côtés des désormais historiques Christophe Orjas, Samuel Ugolin, Teddy Prat, Ibrahima Sall ou Sébastien Mias. En effet, chaque saison, sous l’impulsion de David Peneau, puis Thierry Perreux, et Stéphane Imbratta, les Jaune et Bleu gagnent leurs galons dans l’élite. D’abord maintenus à la onzième place en 2005-2006, ils se placent dans le bas de la première partie de tableau les deux saisons suivantes. L’arrivée en 2008 de Stéphane Imbratta, champion de France 2007 avec Ivry, fait passer un cap au club avec deux 3e places de suite et notamment une finale de Coupe de France en 2010. Une campagne des plus folles avec les victoires sur Sélestat en 1/8ème (35-28), Saint-Raphaël en ¼ (36-32) puis Chambéry en ½ (28-27), même si l’opposition face à Montpellier, à Coubertin, aura tourné, elle, à la démonstration de la part du club le plus titré de France (défaite 33-25). Lors de l’exercice 2010-2011, le TFHB est très attendu sur les parquets de l’hexagone où ses résultats sont un peu en dessous de ses précédents standards.

 

Néanmoins, c’est sur la scène européenne, en Coupe des vainqueurs de Coupe, où ils sont en lice, que les tremblaysiens s’éclatent. Au point de passer, un à un, les obstacles (Balatonfüredi, Halmstad et Pampelune) jusqu’à la finale où ils croisent la route de Gummersbach. A l’aller, les partenaires de Damien Waeghe, qui réalise son meilleur match sous les couleurs maison avec sept buts, ne s’inclinent que de deux longueurs (28-30) et peuvent alors espérer quelque chose de grand pour le retour. Le 20 mai 2011, à la mi-temps du match qui se joue en Allemagne, la sérieuse troupe mène 10 à 15…  Elle est à trente minutes d’un rêve fou dans une Lanxess Arena en ébullition. Las, les partenaires de Romain Guillard, qui aura inscrit pas moins de neuf unités, se font progressivement rejoindre au terme d’une opposition plus qu’héroïque. La chance est passée et ce sont les partenaires de Geoffroy Krantz qui soulèvent le trophée. Cette défaite va sonner l’effectif tremblaysien pour un petit moment. Et les saisons suivantes (11e, 12e, 12e) seront moins reluisantes.

 

Sauvés d’une descente lors de la saison 2013-2014 par le duo Dragan Zovko/Rastko Stefanovic, arrivé en cours de saison en remplacement de Stéphane Imbratta, les partenaires de Teddy Prat ont besoin d’un souffle nouveau. David Christmann et Mehdi Boubakar sont alors appelés pour relancer la machine tremblaysienne. Si l’exercice 2014-2015 se termine sur une 11e place, le suivant voit le collectif finir dernier de l’élite. Les deux coaches, auteurs d’un très gros travail du côté de Cesson avant leur arrivée dans le 93, repartent sur un nouveau cycle en s’appuyant sur des joueurs d’expérience, d’autres revanchards, mais aussi sur la formation maison qui, depuis quelques temps, fait éclore de jolis potentiels à l’image de Micke Brasseleur, premier contrat pro issu du centre, parti pour d’autres aventures, mais aussi Adama Sako ou encore Yanis Azizi.

 

Figure de proue du territoire et des alentours, le TFHB a désormais pour ambition de retrouver, sous peu, les frissons des premiers rôles du championnat élite désormais appelé Lidl Starligue. L’expérience, le travail successif des dirigeants (le fin connaisseur Jean-Pierre Trelcat pendant longtemps et désormais le déterminé Pascal Papillon) et des salariés du club, des joueurs, vont permettre d’aller vers une stabilisation du club au plus haut niveau.

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